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Huguette Tolinga & Uriel Barthélémi

Un concert placé sous le signe des identités rythmiques

Tous deux percussionnistes, leur langages rythmiques diffèrent de par leurs origines : la première est congolaise, et le second est métis Français-Guyanais.

Huguette Tolinga est également chanteuse et Uriel Barthélémi est tourné vers l’électronique.

Durant cette résidence, ils vont explorer et mettre en confrontation les différentes traditions rythmiques : rumba et folk congolais, kaseko guyanais, polyrythmies électroniques, pensées du rythme occidental, du rythme de la Guyane et du rythme d’Afrique de l’Ouest.

Ils vont également tenter de retracer musicalement le cheminement de certains rythmes venus d’Afrique de l’Ouest, passés par le Brésil et les Caraïbes… Rythles qui ont par la suite influencés toute la musique occidentale.

Créant une sorte de ‘Marronage‘ rythmique  ( marrons : esclaves qui ont fui l’esclavage et ont adapté leur modes de vies dans un contexte nouveau, selon une définition donnée par Bintou Dembelé ) – dans le sens du détournement de rythmes traditionnels pour se les réapproprier et les intégrer dans leur musique, ils vont constituer un langage commun et le développer au sein de compositions intenses et vivantes au possible.

Huguette Tolinga : percussions et voix
Uriel Barthélémi : batterie et électronique

En savoir plus sur
Huguette Tolinga
Uriel Barthélémi

Ce concert / rencontre sera le fruit du travail de création que les 2 artistes auront mené en résidence, du 13 au 17 janvier 2020 à Césaré.

En partenariat avec le Manège, scène nationale-Reims.
Huguette Tolinga © Goethe Institut / Catherine Trautes. Uriel Barthélémi au Palais de Tokyo © Ayka Lux

Et aussi…
Soirée Studios Kabako

VEN 10 JAN – 19H30
Présentée par le Manège, scène nationale-Reims

Dans le sillage de Faustin Linyekula, artiste associé, le Manège met en regard deux jeunes créateurs du Congo : Didier Ediho et Jeannot Kumbonyeki. Entre solo et pièce pour quatre interprètes, ils témoignent de la vitalité artistique issue des Studios Kabako fondés par Faustin Linyekula.

PROGRAMME

TSHOTA / DIDIER EDIHO

Dans la culture Tetela du Congo, le Tshota représente l’épreuve d’un feu sacré auquel un individu peut se soumettre pour laver une accusation portée contre lui. Avec ce solo initié à Kisangani et présenté en première à Reims, Didier Ediho revient sur son histoire personnelle. Celle d’un homme accusé de sorcellerie et rendu injustement responsable de la mort de son frère par ses propres parents. Tshota exprime le deuil de ce frère aimé, mais aussi le deuil du lien familial brisé par une croyance persistante. Celle-ci voudrait que la mort d’un frère, d’un enfant… soit souvent le signe d’un tribu occulte payé par un proche pour gagner une réussite personnelle, une carrière… comme celle d’artiste chorégraphique sur des plateaux européens pour Didier Ediho. Entouré d’images vidéos tournées par Michel Wetshi, d’extraits sonores, l’artiste évoque sur le plateau cette mémoire douloureuse.

 

LA DANSE DE LA RUE 19 / JEANNOT KUMBONYEKI 

Dans La Danse de la rue 19, Jeannot Kumbonyeki s’inspire de films et de photos de différentes manifestations dont celle du 19 septembre 2016. En compagnie d’amis danseurs, Jeannot observe ce jour-là la foule qui défile à Kinshasa réclamant le départ du président Kabila. Avec Huguette Tolinga, une percussionniste de Kinshasa, l’une des rares femmes à jouer du tambour en République démocratique du Congo et deux danseurs, Jeannot Kumbonyeki traduit au plateau les pulsations de la rue qui se met en marche, 
le soulèvement des corps qui protestent.

En savoir plus sur le Parcours Studios Kabako

Soirée payante, réservation auprès du Manège, cliquez ici

Huguette Tolinga & Uriel Barthélémi
ven 17 janvier > 19h30
Lieu: Césaré
Durée: 1h
Gratuit sur réservation
Infos & Réservations:

_ Césaré, Centre national de création musicale
Les Docks Rémois
38 rue Alain Colas, 51450 Bétheny

03 26 88 65 74
contact@cesare.fr

Bar & petite restauration sur place