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Ma peau que tu habites

Après avoir accompagné l’artiste Charles Neubach pour son projet “Analogie*_Corpus” (2019-2021) dans le cadre du dispositif “Soutien aux émergents arts visuels” de la Région Grand Est, l’équipe de Césaré a le plaisir de parrainer Andréa Le Guellec, à travers ce même dispositif durant la période 2021-2022.

Présentation

« Ma Peau que tu habites est un projet réalisé en collaboration avec Paul-Émile Bertonèche. Il s’est tissé depuis l’analogie que nous faisions entre les crêtes de nos empreintes digitales et les micro-sillons de disques vinyles. Le projet, allant et venant dans les régimes du poétique et du politique, consiste en la sonification des empreintes digitales. Il s’agit en effet de décaler l’usage contrôlant, qui est fait de nos informations biométriques.

Grâce à des appuis scientifiques, nous avons pu développer un protocole d’acquisition sonore, essentiellement remanié depuis la technologie optique de certains scanners biométriques. Dans un second temps, nous traitons cette matière sonore obtenue brute. Nous y ajoutons des effets, les hybridons pour créer la musique identitaire d’un nouveau corps, l’étirons en un récit politique chargé par nos émotions et nos positions. Nous avons bénéficié à cet effet d’une résidence d’un mois au Château Éphémère, pendant laquelle nous avons produit un vinyle.

Nous travaillons actuellement avec Césaré et Olivier Nocent pour pérenniser un dispositif interactif et immersif, un instrument dont finalement l’activation incomberait autant au public qu’aux musiciens. Il s’agira aussi d’esquisser un corps rendu illisible pour échapper à la surveillance. » – Andréa Le Guellec

Biographies

Andréa Le Guellec

Les recherches d’Andréa Le Guellec se basent sur l’observation d’individualités. A travers la vidéo, l’installation et les dispositifs sonores, elle questionne la construction des identités collectives dans les territoires qu’elle investit. Associant références littéraires et culture populaire, elle construit des narrations à mi-chemin entre documentaire et fiction. Dans ces scénarios, elle propose de révéler des singularités issues des dynamiques collectives, de décaler l’expérience de la rencontre pour questionner entre les lignes notre rapport à l’altérité.

www.andrealeguellec.com

Paul-Emile Bertonèche

Paul-Émile Bertonèche déploie son projet depuis son expérience critique des écoles de Beaux-Arts où il a été étudiant, et des institutions culturelles dont il s’est parfois trouvé l’agent. Il porte une attention trans-historique, souvent anthropologique, sur les économies et les écologies de l’art qui, une fois diffractée, lui permet de saisir plus largement les enjeux socio-politiques qui les sous-tendent. Affilié à la critique institutionnelle, héritier de mouvements comme Fluxus, ou de collectifs comme the Diggers, Paul-Émile s’attache, en curator ou en artiste, à générer de nouvelles modalités d’expressions collectives plutôt qu’individualistes.

Dispositif “Soutien aux émergences arts visuels”

La Région Grand Est souhaite valoriser la diversité des esthétiques des arts visuels du territoire régional, encourager la création, la diffusion et la rencontre entre les publics et les artistes émergents.

Cet appel à projets vise à soutenir les artistes émergents afin qu’ils acquièrent les compétences requises pour s’insérer dans les réseaux professionnels.

en savoir + sur le dispositif “Soutien aux émergences arts visuels”

Ma Peau que tu habites
Andréa Le Guellec en collaboration avec Paul-Emile Bertonèche
2021-2022

Andréa Le Guellec + Paul-Émile Bertonèche : artistes – idée originale, conception, composition

Corentin Spriet : chercheur au CNRS – appui scientifique pour protocole d’acquisition sonore n°1

Olivier Nocent : professeur, chercheur en informatique à l’Université de Reims Champagne-Ardenne – collaboration scientifique, conception technique, programmation informatique

Andréa Le Guellec est accompagnée par Césaré CNCM/Reims dans le cadre du dispositif Soutien aux Émergences Arts Visuels pour le projet « Ma peau que tu habites », financé par la Région Grand Est.
Avec le soutien de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, du Château Ephémère (78) et de Césaré, Centre national de création musicale de Reims.